Rumania
Entrée en Roumanie, le "choc" : poste frontière pas sympa, regard froid et méfiant en plus du contrôle, puis il faut payer des taxes pour rouler (ici c'est normal), puis on traverse des premiers villages limite bidonville… des gens qui marchent ou qui roulent sur des vieux vélos au bord de la route, au milieu de rien.
D'autres villages plus tard nous ont parus comme "sinistrés", plein d'usine abandonnées, d'appart abandonnés, de maisons pas finies, des ordures un peu partout…et plusieurs fois des prostituées au bord de la route.
Heureusement ce n'était pas partout comme cela, et vers Timisoara ça ressemblait aux autres pays visités précédemment.
Mais on a voulu aller dans les montagnes, on est entré dans un parc (grâce à la carte, pas grâce aux pancartes quasi inexistantes), et toujours aucune information, on a roulé jusqu'à la nuit au bout d'une route de montagne, et là aussi on a traversé des villages vraiment pauvres, des baraques de bric et de broc, d'autres en pierre mais petites et pas finies et salles autour, et pour atterrir au bout dans une espèce de chantier inachevé de maisons, pas un parking, demi tour pour se mettre dans une clairière dans la forêt au bord de la route. Nuit tranquille mais on ne savait pas trop où on était, ça commençait moyen pour la Roumanie. C'est malheureux à dire mais on se sent plus à l'aise et rassuré dans des quartiers plus aménagés, ou habitués au tourisme, ou plus riche ? Là le contraste est tel que le lendemain quand on est redescendu (il pleuvait et il n'y avait pas une seule balade indiquée ni un départ de sentier) on s'est rendus compte du regard des gens sur nous, sur le fourgon, et peut-être en plus aussi parce que l'on est hors saison.
On s'est arrêtés pour discuter avec la directrice d'une école qui nous a un peu orientés et expliqué que effectivement ici il y avait pas mal de pauvreté, beaucoup d'enfants dont les parents étaient partis travailler à l'étranger et qui vivaient avec leurs grands parents, donc tristes à l'école, avec un programme inadapté…et qui sortaient de l'école sans trouver de travail (très difficile de travailler ici selon elle). Là on aimerait en connaître plus sur l'économie du pays et les moyens de développement, mais elle nous a sous entendu qu'ils avaient souffert avec le président Caocescu pendant longtemps.
Oier (à suivre)
Nous avons donc dormi deux nuits au pieds de très belles montagnes où nous avons pu faire une belle randonnée la deuxième fois(oier et ttele sont montés jusque au sommet) les garçons ont prefere redescendre pour faire du vélo et de la trotinette(apres une heure de travail scolaire bien sur!)
nous avons pu discuter avec deux jeunes roumains de bucarest qui nous ont pas mal explique de trucs sur leur pays et avaient les boules qu on ne s y sente pas très a l aise il nous a dit que pour la montagne il aurait fallu acheter des cartes en allemagne ou ailleurs car plus fiables que les leurs et que la région ou l on était était la plus riche du pays grâce a ses mines d or il y a de ça trente ans et lorsque nous avons traverse cette zone pour trouver notre bivouac nous n avions pas du tout envie de nous y arrêter!: beaucoup de maisons pas finies ou laissées a l abandon pas restaurées et pour certaines habitées
et aussi d énormes usines et mines abandonnées avec autour enormement de déchets.
Ariane (à suivre)
Effectivement la région nous a paru vraiment délabrée, désoeuvrée, pauvre.
Heureusement, les gars de Bucarest nous avaient conseillé un monastère à visiter et nous avons pu y aller, vraiment très beau et on a été très bien accueillis, le monastère de Huresi.
On a mangé avec les soeurs et comme l'une d'entre elle parlait très bien le français, elle est restée avec nous à discuter de religion (on a découvert la religion orthodoxe, dominante ici en Roumanie) et d'histoire du pays entre autre. Le monastère est une grande enceinte contenant diverses chapelles autour (à l'intérieur et à l'extérieur) et surtout une grande chapelle (ce n'est probablement pas nom exact) centrale extrêmement décorée : des fresques et des icônes sur la façade d'entrée et sur tous les murs intérieurs, jusqu'aux voûtes (il y en avait deux dans cette chapelle). Outre ces peintures artistiques caractéristiques du rite orthodoxe, les gens qui venaient assister aux offices ou simplement prier embrassaient également constamment des icônes ou des reliques présentes à l'intérieur. Cette chappelle a la particularité de contenir une relique de St ..., le premier apôtre choisi par Jésus (un morceau d'os, encastré dans un coffret argent lui-même dans une malle contenant plein d'autres reliques d'autres saints, chacun ayant des vertues ou un sens particulier).
Si j'ai bien compris (je me suis surtout rendu compte du peu de culture religieuse dont je dispose), les Orthodoxes sont plus...orthodoxes ! Plus "droits" dans leur pratique, c'est à dire qu'ils suivent strictement les premiers principes, les premières paroles... Ils n'ont pas de pape mais un concil d'évêques, pour diriger leur église, et même si l'acceuil de la soeur a été "de bon coeur" et chaleureux, elle aurait bien voulu nous convertir et nous ouvrir à sa croyance... elle nous a offert des croix, un livre de prières en français, une icône, des cartes postales... mais aussi des pommes et une confiture faîte maison !
Il y aurait beaucoup à dire mais ce n'est peut-être pas l'endroit, en tous les cas c'était une occasion de se poser des questions que l'on ne se pose pas tous les jours sur ce à quoi l'on croit. Et pourquoi on est là, et à quoi sert tout ça... il faut donner plus de place à l'aspect spirituel de la vie, et s'en donner le temps.
Ensuite nous sommes repartis par le sud, et toujours la même impression. Mais nous n'avons traversé qu'une petite partie de la Roumanie, le sud-ouest, et pas vraiment les coins touristiques, et hors saison en plus.
Oier



