Enfin, nous revoilà, Turkiaren bukaera
Aupa denak,
Bidaiak segitzen du, sensazio bitxi batekin : gure itzuliaren ekialdeko parte hurrunena pasatua dugu, eta mendebalderuntz abiatuz geroz, hots etxeruntz, hasi zaizkigu berriz bizi normaleko orroitzapen eta gure itzulerako antolaketa gogoeta batzu, baina ez sobera oraindik… beharrik, hilbabete bat badugu oraindik europako herri ezezagunak zeharkatzen…
Voilà que nous avons dépassé le point le plus à l'Est de notre voyage et déjà nous sentons le retour se rapprocher, mais nous essayons de ne pas trop y penser…il nous reste 1mois pour découvrir et traverser encore plusieurs pays inconnus, il y a de quoi faire !
Alors après toutes ces plages (eau transparente, mais parfois galets qui font vraiment mal aux pieds !), on a traversé des coins magnifiques (si on revient, on s'y arrête) entre Antalia et la Cappadoce (massif montagneux calcaires mais arborés hallucinants).
Donc arrivée à Gorëme comme prévu, et vraiment on n'a pas été déçus…Impressionnant…
Incroyable mélange entre un décor naturel et le travail des générations d'hommes et de femmes qui ont habité ici, vraiment "dans" la terre, creusant dans des dômes, des bosses, des falaises, des montagnes entières dans tous les sens…un vrai gruyère à étages… avec des chambres, des trous de rangements, des pièces à vivre ou à dormir etc. Des églises aussi, certaines encore peintes ou repeintes suivant les époques, tout cela dans la terre, ou plutôt du "Tuf", roche volcanique très tendre et solide à la fois. Aujourd'hui ça s'est effondré par ci par là mais beaucoup restent encore entière.
Pour les enfants, le paradis de l'exploration, ils n'ont pas arrêté de grimper, de découvrir des galeries, des tunnels, parfois montant jusqu'à plusieurs étages (j'ai même utilisé la corde par ci par là…) pendant qu'Ariane attendait patiemment en bas en ramassant du raisin avec Eluxka…("Ouais quand t' as vu une maison c'est bon…vous pouvez pas redescendre qu'on avance, ça caille !")
La fameuse rando (vallée rose et rouge) a effectivement duré 5 heures, mais on n'en a fait que le tiers, vu que l'on n'a manqué aucun trou…pour finir dans la nuit bien sûr avec les frontales, par des vallées plus ou moins inconnues ou on s'enfonçait…mais on a trouvé une sortie (vive aita !) avec Eluxka endormie dans les bras, les vélos sur les épaules…et 5 ° de chaleur…
Une matinée, Oier a exploré avec les enfants la vallée de l'épée (avec corde et frontale pour les trous visités) pendant qu'Ariane faisait du shopping avec Eluxka…
Le premier soir, on a repéré un terrain vague libre avant la nuit, et après avoir parcouru Goreme à pied, on est allé s'y installer pour dormir. A côté d'un petit snack fermé, on s'est dit c'est bon, fin novembre, personne, pas trop de touriste… et à 5h du matin : SUPRISE !!!
Les phares d'une voiture en pleine figure, la musique à fond, le snack qui s'ouvre, et à 5h20 un bus de Japonais qui débarque et ils mangent à 1,5 m du camion…suivi de plusieurs 4x4 : nous étions sur la zone de départ des mongolfières, mais attention, pas une, pas deux, plein de montgolfières partout !!! Bruit des brûleurs à fond, impossible de dormir évidemment, on s'est donc levés pour les voir décoller…
Et Ariane (qui vomissait ce matin là dans le camion car elle y'en a trop mangé loukoum…et maintenant elle dégoutée à vie...) voyait les visages des enfants rougir éclairés par les flammes des brûleurs à chaque lâché de gaz...
J'ai quand même proposé aux organisateurs de bouger le camion mais ici c'est "no problem" !!!
En tout il en est décollé (en comptant plein d'autres terrains vagues) entre 70 et 100 ballons !!! A coup de 10 à 20 personnes par ballon, ça fait quand même un sacré nombre de touristes en hors saison !
Pour la seconde petite anecdote, le lendemain après midi, par hasard, on décide de revenir piqueniquer sur ce même emplacement en se disant qu'au moins cette fois là on n'allait pas être dérangés et là surprise, cette fois-ci elles avaient décollé ailleurs le matin et au milieu du piquenique autant de ballons arrivent vers nous et évidemment l'un d'entre eux a atterri à 20 m de nous…vraiment impressionnant ! Mais pour le camion ? dangereux ? "No problem, no problem, ne bougez pas !!!" C'est vrai qu'il y avait de la marge, la toile en se déposant était à 2 m du camion…
Pour les curieux, les ballons sont gonflés au Propane, ça coûte 150 euros le vol par personne, et il y a en permanence le 4x4 avec la remorque et le minibus qui suivent sous les ballons en cas de besoin. A l'atterrissage (là où le vent les a amenés, ils ne peuvent pas se diriger, sauf varier en hauteur), le 4x4 se place dessous (la remorque), et la nacelle se pose carrément directement dessus ! Il y a quand même 6 gars pour s'occuper de tout ça.
Nous étions impressionnés de voir autant de touristes en novembre, qu'est-ce que cela doit être l'été ! Mais dans les randos nous n'avons pas été gênés du tout.
Un matin, alors que les enfants étaient allés voir des trous près du camion, on les a rejoint et là surprise, un touriste japonais leur avait donné un dollar à chacun (!!!). Tous les japonais du groupe les prenaient en photo, pensant peut-être que c'était des enfants Turcs qui jouaient dans les trous !
On aurait dû y penser pour financer notre voyage, avec aussi les photos d'Eluxka qu'on devrait faire payer…plus de problème de budget !
On a vu d'autres sites également, un bout de la vallée d'Ilhara. Petite randonnée dans ce canyon magnifique qui s'est achevée par une traversée de rivière les pieds dans l'eau jusqu'aux cuisses.
On n'a pas pu s'approcher du volcan Hasan d'Ag qui n'était pas loin (à cause du mauvais temps et de la neige).
Egalement la ville souterraine de Derrencuyu (j'ai oublié l'orthographe) : comment imaginer une ville entière (jusqu'à 4000 habitants) sous terre… 12 étages, animaux, puits d'aération, salles diverses, école, église, tunnels de 10 km pour s'échapper et rejoindre d'autres villes souterraines, pièges et portes rondes pour bloquer les passages, bref… tout pour se protéger de l'ennemi (et il y a eu plein de conquêtes différentes).
Nous avons eu du mal à quitter la Cappadoce, malgré le froid, c'était vraiment très beau. Nous avons pris la route direction Istanbul en faisant une halte à Eskisehir, chez Yasemin et son mari……………., les parents d'une jeune Turc, Hayca, rencontrée en Bulgarie avec son copain qui fait le tour du monde en vélo et voyage depuis 6 ans. Un petit moment très agréable, au chaud, avec communication via le guide de conversation d'Ariane et google traduction… Yasemin nous a accompagnés à un parc de jeux pour les enfants, et aurait bien voulu nous faire visiter le musée d'histoire de la ville, mais nous ne voulions pas arriver à Istanbul la nuit…même si c'est ce qui est arrivé évidemment !
Après un bivouac un peu merdique aux portes d'Istanbul sur une aire d'autoroute entre 2 camions, sous l'aéroport et entre 2 x 4 voies (un peu genre dormir sur le périphérique à Paris !), on est entré à l'arrache (comme d'habitude…) direct dans Istanbul, et on a trouvé à se garer !
Première après midi au "grand bazar" (merci à l'inconnu qui nous a amené jusqu'aux bus, tout expliqué) retour au camion vers 21H et recherche d'un bivouac… encore chanceux (calme, à côté d'une petite école dans un parc de jeux). Deuxième journée plus difficile, place introuvable, puis beaucoup de marche à pied et Tramway. Enfin au vieux centre on a pu visiter la fameuse mosquée bleue, immense et très belle. Superbe espace de jeux pour Lokiz et Eluxka (moquette géante partout par terre), qui bien sûr avaient envie de faire des galipettes puisqu'ils venaient d'enlever leurs chaussures (comme c'est de coutume) avant d'entrer… comme quoi chacun y trouve son compte !
Arin et Andu auraient bien fait du judo mais ils se sont quand même presque bien tenus !
Ensuite l'heure avançant, Ariane est repartie avec les grands et Eluxka au grand bazar (le paradis du shopping pour les femmes !!!) pendant que je jouais à la pelote dans la rue avec les trois petits…puis nous sommes tous allés aux "Bains Turcs", Hammam ……………, génial !
Les femmes d'un côté, les hommes de l'autre, grande salle pour bien suer, se mouiller,, ressuer, se doucher…tout en marbre (le hammam était le plus ancien, de 13….). Andu a eu du mal à entrer au début (il étouffait), puis il s'est habitué. Saia et Arin sont restés longtemps allongés sur le marbre, pendant que Lokiz s'amusait avec les robinets autour de la pierre centrale. Un peu d'eau sur la tête, sur le ventre, sur les pieds, et sur la tête…Chez les filles il y avait même une petite piscine (veinardes), et Ttele a eu droit à la totale : gommage au gant qui gratte comme du papier de verre, lavage avec 20 tonnes de savon moussant, et enfin massage à l'huile de citron et d'orange pendant une demi-heure…
On est ressortis vers 22h, retour au camion à minuit (grâce à l'énergie d'excellents québabs), et on a pris la route pour quitter la Turquie…bouhouhouhouhouhouhou…et on s'est arrêtés sur une aire d'autoroute tellement bien (propre, calme, jeux, toilettes) que l'on a eu du mal à repartir le lendemain !
A bientôt pour la suite en Grèce !